Pour le syndicat de la presse régionale, les pressions sont venues de Mme Royal, non de M. Sarkozy - LEMONDE.FR avec AFP | 29.04.07 | 09h25 • Mis à jour le 29.04.07 | 09h33
Le président du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR) Michel Comboul, également président du groupe Nice-matin, a une nouvelle fois démenti que son syndicat ait subi des pressions de la part de Nicolas Sarkozy pour ne pas organiser un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou, dans un communiqué publié samedi 28 avril.
"On l'accuse très directement d'avoir cédé aux pressions du candidat Sarkozy. Or ce syndicat que l'on dit très puissant n'est pas là pour intervenir dans la campagne", déclare M. Comboul, dans un texte paru dimanche dans plusieurs titres de province, dont Nice-Matin et Ouest-France.
Il explique que la demande de la candidate PS à être accompagnée de François Bayrou et des caméras de France 2 devant le forum de la SPQR vendredi matin ne pouvait être acceptée en raison des règles d'équité.
Mais
"une formidable machine à désinformer s'est alors mise en marche", écrit-il.
"Nous cédions" aux pressions.
"La virulence de ces attaques a été très relayée, il faut le dire, de l'intérieur même du syndicat" car le SPQR
"n'est pas comme on voudrait le faire croire monolithique et à droite exclusivement", ajoute-t-il.
"Oui, le syndicat a été délibérément l'instrument d'une campagne orchestrée. Non, Mme Royal, il n'y a pas eu de pression de Nicolas Sarkozy. En revanche, il y en a eu de très fortes de votre côté, exercées directement par votre équipe, et aussi par vous-même à travers vos déclarations", déclare le président du SPQR. Il réaffirme par ailleurs ne pas avoir rencontré Nicolas Sarkozy jeudi matin, contrairement aux affirmations de Mme Royal.
Le débat Bayrou-Royal s'est finalement déroulé samedi matin, organisé et diffusé par la télévision BFM TV et la radio RMC, en partenariat avec Aujourd'hui en France et Le Parisien. Canal+, qui s'était proposé jeudi, avait jeté l'éponge, arguant des règles sur le temps de parole édictées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel.
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Droit de suiteLe vice-président du syndicat, numéro 2 de l'organisation, Jean-Michel Baylet, lui, dément formellement que Ségolène Royal ou son entourage ait fait quelque pression que ce soit sur la syndicat. Monsieur Baylet est également président du mouvement des radicaux de gauche, qui soutient la candidature de Ségolène Royal.
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Le Monde.fr-- Lire aussi notre précédent article :
Ségolène, la menteuse.