L'ex-futur porte-parole Arnaud Montebourg n'aura pas porté chance à la candidate socialiste, qui l'a suspendu un mois de ses fonctions. Le malheureux avait proposé sa démission, qui a été refusée par Ségolène Royal. Un accès de faiblesse de la part de ce fort en thème, artificier du non au traité constitutionnel ?
Par Sky Zaro
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Toujours pas remis de l'ascension de Royal au firmament de la candidature, Lionel Jospin retrouve le téléphile Nicolas Hulot en
haut de sa montagne de popularité. S'ensuit une discussion passionnante sur le destin croisé de deux presque-pu-être-candidats.
Par Sky Zaro
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Ségolène Royal aurait atteint son plus bas niveau d'intention de vote au deuxième tour depuis un an. Un sondage encourageant à paraitre cette semaine dans le Point donne un deuxième tour à Royal à 46% et Sarkozy à 54%. La candidate socialiste récolte-t-elle simplement les fruits d'un début de campagne calamiteux ou a-t-elle complètement vendangé son désir d'avenir présidentiel sur les terres stériles d'un programme archaïque ? La formule est entendue, Ségolène va tout casser... Dans le magasin de porcelaine du PS, cassera-t-elle jusqu'au projet socialiste ? Enfin, elle peut se relever, c'est tout le mal qu'on lui souhaite.
> Un influent intellectuel tacle Royal...
Le philosophe André Glucksmann, dans une tribune dans le Monde, estime que la gauche n'a pas retenu la leçon du 21 avril 2002. Le manque de renouvellement d'idées de la gauche socialiste fait de ce parti une poids mort dans la gauche européenne. Il déclare en outre : "La gauche est devenue étrangère à l'humanisme". Regrettant que Kouchner ne soit pas candidat, ce terrible constat va l'amener à regarder de plus près le programme des candidats (enfin, il n'y en a qu'un qui l'ai pré
Par Sky Zaro
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Il faut vraiment qu'elle soit dans le pétrin pour qu'il n'intervienne dans le débat présidentiel. Laurent Fabius, malheureux troisième à l'investiture socialiste, a enfin rompu le silence qui entourait son soutien à Ségolène Royal. Il faut dire que de son côté, Ségolène n'a pas cillé envers ni lui, ni son camarade Dominique Strauss-Kahn (deuxième de la primaire socialiste). C'est donc par une formule sybilline
"Si les récentes études d?opinion semblent moins favorables à notre candidate(..)" que Fabius, dans son
blog, évoque d'une main la nécessité de soutenir madame Royal, tout en réclamant de l'autre main un vrai programme social.
> Le bout des lèvresLes autres poids lourds du parti vont-ils suivre, contraints et forcé, le même supplice de génuflexion ? Pour Strauss-Kahn, le trajet est long, lui qui a été chargé de remettre de l'ordre dans les propositions fiscales chaotiques du PS. Quand à Jospin, c'est un océan à traverser. On sait ce dernier discret, mais devant le phénomène Royal, c'est de l'autisme à la "Rain Man". Je me demande même s'il n'espère pas secrètement que Bayrou ne lui pique son ticket en deuxième semaine. Subitement, sa compagne la philosophe Sylviane Agacinski apparaît dans les médias avec deux livres coup sur coup. Peut-être est-ce un signe avant-coureur que le sage de l'île de Ré va vouloir mettre sa propre musique sur la campagne de Ségolène.
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On finit par se demander si les migraines de Sarkozy ne viendrait pas du fait qu'il doivent prêter l'oreille aux élucubrations de madame Royal. Suivre ses phrases sans se faire piéger par ses néologismes était déjà une épreuve, mais maintenant voilà qu'elle "slamme" !
"Je sens une vague, je sens un souffle". Et voici donc madame Royal et ses sujets people, observant la vague des intentions de vote depuis une sorte de promontoire au lieu... d'affronter la vague de mécontentement des français.
> Celui qui dit, celle qui ne dit rienLa candidate Royal se proclame la porte-parole des "sans-voix", et s'empresse dans la foulée de se ranger derrière des bataillons de fonctionnaires qui vont défiler jeudi dans toute la France. N'entend-elle donc pas la voix des dizaines de millions de français qui sont exaspéré des privilèges béants de certains fonctionnaires qui ont des régimes tellement spéciaux qu'ils en deviennent spécieux ? Voir du côté du rail. En tenant un langage de vérité devant 100 français, Sarkozy prend à témoin la France entière de la situation anormale qui fait que toujours les mêmes reçoivent toujours plus de subsides et sur-protections de l'état.
Tandis que Royal parle "off" de ce qu'elle pense des professeurs, le discours idéologique uniformisant est toujours de mise chez les socialistes. Déjà trop de fuite d'enseignants vers le Bayrou. Surtout cacher ça. Travailler plus ? Pour nous, non merci, pour les autres, pourquoi pas. Ou alors, au black. La France est toujours, malgré une baisse légère ces dernières années, le pays au monde qui compte le plus de fonctionnaires, mais malgré cela, qui peut parler d'un service public globalement efficace ?
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Pour la première fois, Dominique Strauss-Kahn s'insinue dans la campagne présidentielle. Chargé d'élaborer en catastrophe des propositions fiscales, il vient de remettre à Ségolène Royal une clé USB qui contient un certain nombre de mesures qui concerne une
égalité devant l'impôt (l'équité aurait suffit, non ?). Au centre d'un nouveau psychodrame comme seul le Parti Socialiste sait en proposer, François Hollande a été gentiment retoqué sur ses propositions d'annuler les baisses d'impôts pour les ménages gagnant plus de 4.000 euros net. Un véritable épisode de Dallas ! Le leader des socialistes qui déclarait doctement il y a peu
ne pas aimer les riches a dû apprécier la leçon.
> Bon, alors, cette campagne ?La rigueur fiscale porte le doux nom de stabilisation des taux de prélevements obligatoires. Outre les tabous habituelles de la gauche (maintien de l'ISF), la proposition-phare de DSK concerne les vilains, qui quittent la France. Ah ! nos fameux cerveaux. Jeunes, plein de pognon et de talent, ils ont quittés l'hexagone bien avant le
"La France, tu l'aimes ou tu la quittes". Ces indélicats seraient priés de payer 1% de leurs revenus au titre d'une contribution citoyenne. En comptant le timbre. La laisse n'est jamais assez longue, comme en témoigne le dessin du jour.
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Ségolène Royal fait des propositions ! Sans renier ses propositions les plus conservatrices, sur la carte scolaire, l'encadrement militaire des jeunes, et les plus démagogiques, comme les jurys citoyens. Tous les socialistes ont répondu présents au meeting de Royal. Tous sauf un, vous l'aurez deviné, il s'agit de Lionel Jospin. Celui qui n'aurait pas
"voté pour (...) cette candidate" lors de la primaire socialiste. Pour le reste, création d'emplois publics à foison, dans la plus pure ligne socialiste, et une litanie de phrases creuses. Je porte témoignage du profond sentiment de malaise de certains électeurs socialistes (enfin soyons précis, deux) devant la vacuité du style et le manque de vision de ce programme présidentielle.
> Toujours plus de dépenses publiquesLes pactes sont à la mode cette année. Après le succés du pacte dit "écologique" de Nicolas Hulot, Ségolène lance le pacte dit "présidentiel". En plus de vouloir défaire systématiquement tout ce que la droite a réalisée en cinq ans (notamment la vitale réforme des retraites), ségolène propose des mesures coercitives dangereuses pour la santé économique du pays. Avec ses 100 propositions, ou devrai-je dire ses "sans propositions", on risque de revivre 1981. Il était inscrit que l'héritière de Mitterrand irait loin dans la flatterie de la gauche la plus archaïque. C'est peut-être aussi pour cela que Jospin ne s'affiche pas avec elle, et qu'une partie de la gauche réaliste fuit son projet.
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Arnaud Montebourg, éloigné pour un mois par Ségolène Royal de son siège de porte-parole pour une bourde monumentale à l'endroit de François Hollande, vient de récupérer son fauteuil. Mais, dans le même temps, on apprend que l'affaire du chiffrage du programme de Tata Ségo a fait une victime collatérale dans les têtes pensantes des socialistes, c'est Eric Besson, secrétaire national à l'économie et à l'emploi qui vient de donner sa démission, et pour le coup, Hollande l'a accepté.
Troublant, moins d'une semaine après le discours-programme de Ségolène et ses propositions abyssales.
> PS : Cherche économiste d'urgenceOn ne va pleurer le départ d'un homme qui a été à l'origine d'une campagne de
diffamation à l'endroit de Nicolas Sarkozy sur le web, l'assimilant sans vergogne et à grand renfort de malhonnêteté à George Bush. Une manœuvre assez peu digne de l'habileté et de la finesse de l' ancien proche de Lionel Jospin. Tout fout le camp.
Décidemment, au PS, il semblerait que les portes de sortie soient assez porosives.
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La candidate socialiste n'en fini plus de chuter dans les intentions de vote au premier et au deuxième tour face à son rival Nicolas Sarkozy. 23 % au premier tour pour l'institut Ipsos, contre 33 % au président de l'UMP. 25,5 % contre 32 % pour l'IFOP. Dans un éventuel face-à-face (que bayrou ou Le Pen compte venir troubler), Sarkozy l'emporterai de 8 à 10 points, selon les instituts. Pour stopper cette longue hémorragie qui remonte à l'entrée en campagne de Sarkozy, Ségolène Royal s'est faîte amicalement sermonner. Son commando jeune et dynamique de "désirs d'avenir" va être recadré par quelques barons du PS, désigné jeudi, chargés de mater les menus écarts que prennent les jeunes à la rose avec le projet socialiste.
> Plus le droit à l'erreurMaintent, l'objectif est clair : c'est zéro faute... Sinon ? Euh... Et si Ségolène Royal se contentait de parler des sujets qu'elle maitrîse le mieux (l'éducation, l'environnement, le handicap, la violence aux femmes) et taire le reste (le partage du travail, la dette, les retraites, la défense, la géopolitique, la politique industrielle, etc, etc.) ? Reste les appels du pied à Lionel Jospin, qu'on supplie de venir donner caution à l'ingénue socialiste. Il est vrai que prêter son oreille au conseils du double défait des précédents scrutins redonne l'espoir à gauche. Et pourquoi pas, après l'appareil auditif de Chirac, ne pas avoir une présidente avec une oreillette ? Pour lui souffler ses réponses ? Il faut vivre avec son temps.
Par Sky Zaro
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