PS - Eric Besson écrit l’anti-manuel de Ségologie

Publié le par Sky Zaro

"Populisme, pour rester modéré". La conclusion du livre de Monsieur Eric Besson au sujet de Madame Royal est éloquente. Au fil des pages, on découvre les rouages d’une campagne où sa logique des sondages et son esprit anti-science l’ont emporté sur toute autre idée politique. Et au-delà, sa vacuité sur les sujets les plus divers. En compagnie de l’ex-monsieur économie du PS, on frémit en inspirant les relents de la cuisine du "poujadisme de gauche" et du "culte de la personnalité". Il stigmatise durement ses jurys citoyens, qui dénient, selon lui, la valeur même de la décision politique. Où l’on découvre avec stupeur une candidate qui ne donne pas le numéro de téléphone de son siège de campagne aux principaux responsables du parti.
Décide sans eux, voire les contraint à mentir
et à éluder quelques questions essentielles dont elles maintient à son escient le flou.

Un flou qui a le contour des 35 heures et du nucléaire (civil). Le nucléaire, justement. Elle qui, à la faveur d’un conseiller farfelu (M. Rebelle) sur les questions de l’environnement, promet à Nicolas Hulot une part de 50% des énergies renouvelables en 2020, TOUT en faisant une croix sur le nucléaire, avant de constater l’énormité de sa bêtise. Et cette femme a été ministre de l’environnement ! INCROYABLE. Manipulation de l’opinion, par ses fameux débats participatifs, bureaux des plaintes avec une démocratie en trompe-l’œil.
Sa médiocrité, sa naiveté et son opportunisme sur les questions internationales
, sa pensée qui est la nôtre sur la turquie. Sa mise en balance odieuse du porte-avions et du budget de l’éducation. Dans son cynisme, se loge de l’habileté politique, à commencer la différenciation sexuée qui a constitué le temps fort de ses 3 débats internes au PS. Victimisation au sein de l’appareil qui lui permet de pouvoir donner des piques sans risquer d’en recevoir.

Besson lâche tout, tout sur ségolène, comme cette énième perle, au milieu d’une discussion à haut niveau sur l’économie, où son intervention, consternante, se borne à réclamer un ’budget participatif pour la France’. Elle qui préfère passer quinze minutes sur un terrain de rugby en province plutôt qu’à une réunion des meilleurs économistes de gauche réunis à son intention par le même Besson, qu’elle finit par annuler. Et puis il y a le flingage de sa vie privée par l’entourage de Madame Royal, qui le pousse à démissionner, écœuré. Incompétence sur l’ensemble des dossiers, j’en passe. La partie 1 est salée, la partie 2 revient davantage sur l’homme, la partie 3 est truffée de "off" et chaque phrase y claque avec la verve d’un homme blessé, mais surtout lucide, et inquiet pour sa danger populiste que son élection signifierai.
Un livre cinglant, à lire absolument, pour qui a l'intention de voter Ségolène Royal
- en attendant qu'elle y réponde -.

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Publié dans BDs - Parti Socialiste

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